jeudi 8 février 2007

Les petits cailloux s'entassent

Une petite pause dans mes petits cailloux, parce que je dois encore un peu réfléchir à ce que je vais vous raconter...

mercredi 7 février 2007

1993 : 10 - Le trou noir

Depuis que j'ai commencé à jeter mes petits cailloux, je savais bien que je finirais un jour ou l'autre à parler de l'année 1993. C'est une drôle de sensation, j'ai envie à la fois d'en parler, mais ça réveille plein d'émotions. Cette année, j'ai 10 ans, et ma vie va changer. On va la faire dans l'ordre chronologique, ce sera plus simple.

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mardi 6 février 2007

1992 : 09 - Mauvaise fréquentation

Anne-Marie est partie au pays des cygognes (enfin en Alsace) et du coup je me retrouve un peu seule. Séparer les deux meilleures amies du monde, c'est pas facile, mais on continuera à s'écrire, un peu, pis de moins en moins au fil du temps. Mon année de CE2 se termine, laissant derrière moi une instit super, qui mettait plein de 10/10 et qui ne s'ennervait jamais. Le CM1 arrive alors, sans Anne-Marie, mais je retrouve une de mes vieilles connaissances, la fameuse Madame G., toujours aussi tarée. Autant dire que le CM1 m'a pas trop plu.

A cette période, je découvre aussi la signification de l'expression "mauvaises fréquentations". Je traine avec une fille plus agée que moi. Elle s'apelle Agnès, elle n'a pas "bonne réputation" et écoute du Jean Jacques Goldman. C'est une rebelle. Je me souviens que c'est elle qui m'a fait découvrir le ping pong, un dimanche. Ce dimanche là d'ailleurs, je suis rentrée avec une heure de retard. Et forcément, en 1992, on avait pas de téléphone portable. Alors ma mère, qui était toute paniquée, me cherchait en voiture dans toutes les rues du quartier depuis un bon moment. En rentrant à pied, je l'ai croisé. Elle a pillé, puis, sortie de la voiture, m'a attrapé par le bras, et m'a fouttu une énorme baffe (d'ailleurs c'est bien la seule fois ou elle m'a mis une claque, c'était plutôt mon père qui distribuait les claques). Mais avec du recul, je la comprend, elle devait être complètement paniquée et vraiment furax, à mon avis c'était mérité. Plus de peur que de mal comme on dit, mais ça fait quand même un peu mal, une grosse baffe.

Supplément sport : devinez à quelle place je finis ce 4ème cross...

Supplément qui fait peur : on a croisé freddy et terminator!

lundi 5 février 2007

1991 : 08 - Signature

J'ai 8 ans l'année là, et je vais tricher pour la première fois. J'ai toujours détesté ramener mon cahier du jour à la maison pour le faire signer, chaque semaine. Mes parents ont toujours voulu des bonnes notes, partout. Alors un jour, pour éviter de me faire engeuler, j'ai signé à la place de mon père. Forcément, ça s'est vu, forcément, c'était encore pire après.
Ce qui était vraiment horrible dans l'histoire, c'est que mon instit complètement conne (dont j'ai parlé dans le précédent post) a demandé à mon grand frère d'apporter ce cahier à mes parents et de leur expliquer ce que j'avais fait. Mon frère, ce héros, était devenu le temps d'une journée mon pire ennemi. J'ai passé tout le chemin du retour à la maison à le supplier de ne pas refiler ce cahier à mes parents, mais il n'avait pas le choix, après tout. Au final je me suis vraiment fait engeuler, j'ai du me prendre une bonne claque dans la tête ou une fessée, je sais pu trop. Mais des années plus tard, mes parents ont reconnu que j'avais pas si mal imité la signature de mon père.

Supplément sport : Les années se suivent et se ressemblent, vous l'aurez donc compris, pour ce 3ème cross, je finis 3ème en partant de la fin ;)

Un grand merci à Flo qui m'a envoyé des photos que ma mère lui avait scanné et envoyé il y a plus d'un an. J'en ai rajouté quelques unes dans des anciens posts classés sous "Petits cailloux"

8 ans et un gateau

vendredi 2 février 2007

1990 : 07 - Poil dans la main et fils dans les yeux

A 7 ans, j'ai découvert le pire cauchemard de ma scolarité : Madame G., ma maîtresse de CP.
Selon elle, je n'ai pas un poil dans la main, mais une forêt. Elle pense que je suis feignante, que je ne veux pas apprendre. Oui, je suis lente a écrire, d'ailleurs j'ai toujours détesté les stylos bille, mais ce qui la rend dingue, c'est que je peux donner les réponses aux problèmes sans expliquer mon raisonnement. En plus, elle est persuadée que j'ai un gros problème d'intégration, parce que je préfère jouer avec les grands, discuter avec les profs.

Elle convoqua alors un jour mes parents, pour lui dire que ça allait pas du tout. Le bilan? "Votre fille a un problème dans sa tête, elle est folle." Je me souviens que mes parents étaient rentrés super ennervés, mais j'ai mis des années à comprendre que ce n'était pas contre moi, mais contre cette instit.

1990, c'est aussi une année importante pour moi, car c'est l'année ou je me suis fait opérée des yeux. Bye bye le strabisme qui fait peur, bonjour la rééducation! La nuit précédant mon opération, j'avais plus ou moins fait une nuit blanche avec une fille qui devait se faire opérer des amygdales. Elle s'appelait Florence. On avait un peu peur qu'ils se trompent en nous emmenant au bloc, parce que nos prénoms se ressemblaient un peu. Le matin, ils m'ont emmené jusqu'à la salle d'opération, je n'avais vraiment aucun sentiment de peur, parce que je l'aimais beaucoup, mon chirurgien-zieutologue. Après une brève piqure d'un anesthésiste bègue, je me suis sentie planer. Plus tard, je me suis réveillée...

Aveugle, je suis aveugle. C'est le premier truc que j'ai pensé, puis je l'ai hurlé. A coté de moi, Florence venait de se reveiller et hurlait de douleur. Et en plus je voyais rien. On m'entend crier du coup, puis on me rassure « mais non tu as des bandeaux ». Ah ok, ben enlevez-les! Ca y est, je revois, mais.... complètement de travers : le sol, les murs, tout est décalé, parce que si mes yeux voient bien droit, mon cerveau continue à corriger. Faudra un petit temps d'adaptation. Le truc qui m'aura vraiment choqué, c'est un épisode de Starsky et Hutch qui passait à la télé le jour là : la voiture devait normalement monter une petite pente, mais moi je la voyait décoller comme une fusée...

Supplément sport : Un miracle m'offre une place de choix à l'arrivée du cross : avant-dernière. Hé ouais, y'a du progrès!

jeudi 1 février 2007

1989 : 06 - Primaire et cinéma

L'année de mes 6 ans, je rentre au CP, en primaire, chez les grands. Finallement c'est pas si drôle que ca, faut apprendre, travailler, apprendre à apprendre, apprendre à lire. Mais moi je préfère les chiffres, même si le calcul rapide c'est pas toujours mon truc. Cette année là (oui oui, je me corrige), je rencontre aussi ma premiere meilleure amie : Anne-Marie. Elle est chouette Anne-Marie, elle est belle, elle fait de la musique, son papa est musicien.

En 1989, y'a un évenement qui va déclencher des semaines, des mois, et peut être plus, de cauchemards. Ca a l'air de rien, mais voir "SOS fantômes 2" au cinéma à 6 ans, ben ca fout la trouille. Sisi!

Supplément sport : Malgrès mon entrainement intensif (une fois par semaine) de judo, je découvre avec horreur qu'il existe d'autres sports, dont un qui va me causer bien des soucis. Le cross annuel. Pour le tout premier cross de ma vie, j'établirais un record personnel historique : j'arrive première (en partant de la fin) alors j'aurais pas de médaille. Oui, faut bien un dernier mais quand même, c'est pas cool.

mercredi 31 janvier 2007

1988 : 05 - Les couettes

J'ai 5 ans, je suis à l'école maternelle. Il va falloir que je me fasse une raison, mon grand frère est parti à l'école primaire, à peine 10 mètres à coté de la maternelle. J'ai le souvenir de m'être sentie un peu seule. Pourquoi lui il a le droit d'aller chez les grands et pas moi? C'est pas juste.

La fin de la maternelle, c'est aussi une révelation capillaire. Ma mère a trouvé LA solution pour que je revienne de l'école sans avoir de la peinture plein les cheveux : les couettes! Vous vous souvenez forcément de la pub pour la préparation "Maman gateau" d'Alsa avec une gamine blonde qui avait de grandes couettes... Ben j'avais la même tête. D'ailleurs ca ne marche pas seulement pour les moments de peinture, ca marche aussi pour le judo (désolée pour le moment j'ai pas plus grand). C'est d'ailleurs vers la que j'ai du commencer le judo. Et c'est ainsi que va débuter le "supplément sport" des petits cailloux, qui mettra en avant mes performances sportives de l'année racontée. Vous allez voir, ça va être super!

Supplément sport : Je commence le judo! C'est super les kimonos, mais c'est froid en hiver. Pis faut dire qu'a 5 ans, les petites filles ne sont pas spécialement violentes, et du coup, je le suis pas du tout. J'enchainerais donc quelques compétitions de judo qui finiront plutôt mal, souvent avant-dernière, et très souvent dernière. J'avoue même qu'avant chaque cours, je priais pour qu'on ne soit pas assez nombreux et que le cours soit annulé. Je me suis arrêtée à la ceinture Orange-Verte, je crois que je supportais pu de me faire taper dessus pendant les compétitions.

Double bonus! Année sportive, piscine et judo au programme!

Dans la piscine

Au judo, mais quelle coupe!

mardi 30 janvier 2007

1987 : 04 - Maternelle

Tous les soirs, et ce, depuis aussi loin que je me rapelle, j'ai le même "problème". Ce n'est pas si grave que ça, mais c'est un peu relou. Je n'ai jamais reussi à m'endormir facilement, et rapidement. Pas avant au moins une demi heure après avoir éteind la lumiere, sauf maladie ou grosse fatigue. Imaginez, quand tout le monde s'endort en 5min chrono, ou se met à ronfler, et bien moi, j'arrive pas à m'endormir. Les premiers souvenirs de cette lenteur à m'endormir datent des premières années de maternelle.
En général, en maternelle, y'a toujours une grande salle, qui fait office de salle de sport, de repos, ou de cours de récré quand il fait trop moche. Cette salle, je m'en rappelle bien. Y'avait toujours une odeur de plastique très spéciale (mon frère y est repassé il y a quelques mois, rien n'a changé là bas).

Donc dans cette salle, on était censé dormir, en plein après midi, alors que le soleil n'est même pas couché (non mais franchement...) "Allez, il faut dormir...". Il faut. Je crois que je devais prendre ça pour un devoir ou un exercice, mais comme je n'y arrivait pas, fallait que je fasse semblant. J'ai alors développé une technique imparable d'imitation de la respiration des gens qui dorment, et même aujourd'hui, prendre ce rythme de respiration m'aide un peu à m'endormir.

Faut dire que ça m'a bien servi, pendant mes premières années de collège. Il fallait se coucher tôt, mais moi, j'écoutais la radio en cachette, jusqu'à au moins 23h, mais d'une seule oreille. Une oreille de surveillance, une oreille de divertissement. Au moindre bruit, en moins de 5 secondes, tout était éteint, débranché, et j'étais dans mon lit, étalée dans tous les sens (pour ajouter une dose de réalisme), imitant le souffle des gens qui dorment. Je me suis jamais fait chopper. Et en plus, je sais que ma mère me lit... elle va en apprendre des choses ;)