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Catégorie "Islande"

Le pays de la glace

Rien qu'au nom comme ça, Islande (Iceland en version Anglaise), ça donne un peu froid. On s'imagine tout de suite la neige, les icebergs et des chasses neiges sur des routes impraticables. C'est un peu vrai, un peu, mais pas complètement. Alors des icebergs il y a moyen d'en voir, mais pas trop du coté de Reykjavík. Ou alors juste un devant la Harpa (une très chouette salle de concert dont je vous parlerais une prochaine fois), mais il n'est pas arrivé là tout seul.

Iceberg devant la Harpa

Globalement à Reykjavík, le climat n'est pas SI froid. Ok, le printemps et l'automne ressemblent à un hiver lorrain, l'été ne dure pas très longtemps et il y a de la neige en hiver, mais je m'attendais à des températures plus froides que celles annoncées par la météo locale. Et finalement.... force est de constater qu'on se pèle grave en arrivant la haut, même si on nous annonce 3°, parce que le truc que personne (ou presque) ne vous a dit, c'est qu'il y a un vent de bâtard malade, qui vous donne l'impression qu'il fait -10° alors qu'il est censé en faire 3.

Du coup, je vous propose un petit jeu : observez bien et découvrez les 7 différences entre la tenue classique du touriste de base dans le centre ville de Reykjavík et un véritable Islandais au même endroit :

le jeu des 7 différences entre un touriste et un Islandais

Ce n'est pas forcément évident à première vue, mais oui, le touriste de base porte 28 couches de vêtements, des chaussures de rando anti-glisse et des moufles, alors que l'Islandais classique est un total hipster à qui la sensation de -10° ne fait ni chaud ni froid. Bien évidemment, sa veste en lin recouvre un t-shirt en coton et on voit un peu ses chevilles en bas de son slim un poil trop court. Je crois que les Islandais sont sacrément plus habitués que nous aux conditions climatiques locales : la preuve en image avec quelques épaisseurs de vêtements, qui suffisaient à peine à m’empêcher de dire "rah-y-fait-froiiiid" tout les 10 minutes :

ça caille !

Bref, si on peu résumer rapidement mon expérience météorologique en quelques mots : ça pèle et il y a du vent. Mais franchement c'est bien le seul truc qui pourra vous retenir d'aller en Islande, parce que tout le reste, c'est vraiment du bonheur (si vous avez suffisamment d'épaisseurs de vêtements). À moins d'une heure de la capitale, vous vous sentez comme un explorateur en Hyundai face à une terre inconnue. Le dépaysement est total, les paysages sont fabuleux, l'expérience est incroyable, mais les routes sont un peu pourries.

hyundai

La voici, notre fidèle voiture de location qui nous a emmené partout ou presque. Je veux dire, pour aller faire les courses, rouler sur la route principale quand les conditions climatiques s'y prêtent (pas de neige, pas trop de pluie, comme sur la photo suivante quoi), c'était vraiment tip top, mais je crois qu'on aurait du prendre l'option pneus clous si on avait su/pu. Finalement entre nos diverses sorties et les prix pratiqués par les compagnies de bus, on a économisé une bonne centaine d'euros je pense, avec le confort de pourvoir s'arrêter tous les 200m pour faire des photos si on veut :)

Route n°1

Il me reste encore plein de trucs à vous raconter : les bons coins pour se réchauffer, la Harpa, le cercle d'or, notre tentative de visiter le sud et la périphérie de Reykjavík. Promis, tout ça arrive bientôt !

De retour d'Islande

J'avoue ne pas être une grande voyageuse, mais il y a une destination qui nous faisait rêver presque autant que le Japon : l'Islande. Terre de contrastes, de hipsters, de météo improbable, de burgers, et disposant de paysages incroyablement magnifiques, l'Islande est un endroit où on peut tout à fait se rendre sans être un randonneur de l'extrême, mais en profitant tout de même d'un dépaysement absolument garanti même en faisant les gros touristes.

Je vais probablement m'étaler sur plusieurs articles, mais ça laissera plus de suspens et du coup je vais probablement vous raconter un truc à la fois. Là je vais vous parler des aurores boréales, parce que c'était vraiment LE truc que je voulais voir en vrai, même après avoir vu des centaines de photos ou de vidéos en time-lapse.

Alors déjà, si vous voulez voir un jour des aurores boréales en Islande et les prendre en photo, il faut réunir ces quelques conditions :

  • Il faut qu'il fasse nuit, mais genre nuit noire : ça parait évident comme ça, mais en Islande, ça ne marche pas en plein été, parce que la nuit est trop courte
  • Le ciel doit être dégagé : donc aucun nuage dans le ciel (ils ont un super site de météo qui annonce ça en détail)
  • Vous devez vous éloigner de la ville (je dis LA ville, parce que bon, à part Reykjavík, il n'y a pas vraiment de ville assez grande pour engendrer une pollution lumineuse)
  • La lune ne doit pas être visible, donc entre minuit et 4h du mat c'est tip top

Donc si vous comprenez bien : c'est l'hiver, ça pèle à mort (bah oui y'a pas de nuage et les températures sont basses) et il n'y a aucun café pour aller vous planquer pour vous réchauffer. Ajoutez à cela un appareil photo avec un temps de pause long (et un trépied, c'est TRÈS important), n'oubliez pas des vêtement bien chauds et vous êtes prêt à aller faire un shooting de l’extrême si vous avez oublié vos gants.

Dans notre cas, on a tenté ça le tout premier soir de notre arrivée, et on a vraiment bien fait. Si on n'avait pas saisi notre chance le soir là, on aurait eu aucune autre occasion d'en voir durant notre séjour. On a pris notre petite voiture de location et on s'est dirigé au sud de Reykjavík, sur la seule route que l'on avait emprunté, celle qui relie la capitale à l'aéroport. Au bout de 20-25 min, j'ai vu un truc vert du coin de l’œil, vers l'Ouest. C'est juste incroyable de voir ça en vrai. Le ciel semble s'illuminer et la lumière fait des sortes de vagues, comme de rideaux qui onduleraient à cause du vent. On a pris la première sortie de la route 41, et au bout de 10m on s'est retrouvé sur une route de gravier toute pourrie, mais on avait enfin trouvé notre "spot". D'ailleurs dans l'heure qui a suivi, on a croisé d'autre photographes qui arrivaient en voiture, à croire que cet endroit était le bon, à mi distance entre Reykjavík et Keflavík, face à l'océan.

Armée d'un Gorillapod posé sur la voiture de location et de mon Fuji X100s, j'ai tenté un première pose longue, puis beaucoup d'autres, en regardant ce spectacle incroyable sans le quitter des yeux.

Honnêtement, ce voyage et ces vacances étaient vraiment super chouettes (même si je réponds à chaque fois à la question "c'était comment, l'Islande ?" avec un "Froid. Et venteux.") mais rien que pour les aurores boréales, ça valait le coup d'y aller.

Allez, place aux photos, je vous raconte la suite très bientôt :

Aurore Boréale, Islande
Aurore Boréale, Islande
Aurore Boréale sur Reykjavik
Aurore Boréale, Islande

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